Ahoy ahoy !

Le vin rend-il heureux? Chacun se fera sa propre opinion, mais ce qui est désormais scientifiquement prouvé, c’est qu’il empêche d’être malheureux. En effet, des chercheurs espagnols de l’Université de Navarre on conduit une étude qui tend à prouver que le vin a un effet bénéfique pour lutter contre la dépression.

Les « bons vivants » sont en effet toujours de bonne humeur, et ce sont plus de 5 500 hommes et femmes entre 55 et 80 ans qui se sont prêtées à cette expérience pour nous montrer montre qu’en consommant un verre de vin par jour, nous sommes mieux dans nos bottes.

Seulement, attention, si boire trop de vin est dangereux pour la santé, cela est aussi vrai pour la santé mentale, et trop en consommer entraîne la dépression.

Buvez du vin et vivez joyeux - République du Vin

Le conseil République du Vin :

Pour survivre à votre rentrée, rendez-vous dès maintenant sur www.republiqueduvin.fr et faites le plein d’énérgie en bouteille, à venir récupérer le 12 septembre à la Little Cantine, dans le 5e !

La tendance est aux vins hantés.

« Qu’est-ce qu’ils ont encore bu chez République du Vin » devez-vous vous penser, mais c’est une information très sérieuse. L’artiste norvégien Daniel Brokstad s’est récemment lancé dans le design osé de bouteilles de vins sur le thème du satanisme.

Résultats, trois bouteilles pour trois cuvées justement nommées « Evil Demon – Bloody Shiraz”, “Haunting Ghost – Spoory Cabernet” et “Old Witch – Cursed Pinor Noir”.

Look carrément punk, coffret en forme de cercueil, les plus superstitieux d’entre nous n’oseront certainement pas les boire, risque de mauvais augure.
Un dernier petit problème à résoudre: on ne fait pas encore de vin en Norvège donc rassuez-vous ce design n’est qu’un projet. En revanche, l’artiste souhaite bien attirer l’attention de certains producteurs occultes.

Affaire à suivre.

Marre de vous faire dérober le contenu de votre bouteille de vin par votre colloque, ou par vos enfants ? Mais pas envie de pousser jusqu’à verrouiller la cave. Voici un gadget tout à fait insolite, qui témoigne plus de l’égoïsme que de l’esprit du partage, mais qui vous permettra de sceller vos bouteilles de vins si vous ne souhaitiez pas les partager.

Meet le Cadenas pour Bouteille de Vins, encore une invention fascinante qui ravira certains.

Courrez dès maintenant pour vous le procurer, il est en promo ici. Mais on ne vous garantit pas que cela marche.

Rien ne bouge ; Rouge sur blanc, tout fout le camp !

« Arrête, arrête j’ai déjà bu trois (treize ?) verres de blanc, je vais faire nimp’ si je prends du rouge ». Qui n’a jamais essayé de se faire croire que si le saint ordre était respecté, tout irait bien le lendemain ? Qui ne s’est jamais aperçu qu’en fait c’était la quantité qui comptait ? Quid du rosé ? Hein ?

On connaît plusieurs origines à cette expression, et surtout plusieurs énoncés qui s’opposent. Dans la première version (dite la poétique), l’expression viendrait simplement de la marine (de bons buveurs d’après notre ami Jacques Brel) : si le pavillon blanc est au dessus (sur) le rouge, les marins restent à bord, rien ne bouge. Si le rouge est au dessus, c’est quartier libre, et là, tout fout le camp !

L’autre version (que nous baptiserons la pragmatique), cela vient de l’ordre dans lequel il faut déguster les vins, auquel cas l’expression est « Blanc puis rouge rien ne bouge, rouge puis blanc, tout fout le camp ». En effet, les tannins du vin rouge ont tendance à masquer le goût d’un éventuel vin blanc qui lui succéderait (les sensations foutent le camp), de même manière qu’un vin rouge en introduction est souvent un peu fort, et on lui préfère la vivacité d’un vin blanc, ainsi rien ne bouge, tout va bien.

Cependant, cela dépend plus des vins que de leur couleur ; un blanc moelleux après un rouge léger, c’est bien mieux que l’inverse ! Moralité, faite vous plaisir, seule la quantité bue décidera de si « rien ne bouge » ou si « tout fout le camp » !

Depuis quelques jours, la communauté vin 2.0 est animée par une bouteille de vin qui daterait du 3e siècle après JC. Découverte en 1867 dans la tombe d’un légionnaire romain comme provision, au cas où il s’ennuierait, elle est exposée depuis à l’Historical Museum of Palatinateen à Speyer en Allemagne.

Aujourd’hui une question fait débat: doit-on ouvrir la bouteille ?

Bien entendu, en grands épicuriens que nous sommes, notre réaction immédiate fut donc de dire: « il faut l’ouvrir. Sur une côte de bœuf, ce sera top ». Pourtant, les choses ne sont pas aussi simples: quel goût peut-avoir le vin après tout ce temps ? Qu’arrivera t’il au vin après ouverture ? Quels furent les cépages utilisés ? Bref, plusieurs questions qui animent notre communauté et à laquelle la réponse donnée par Ludger Tekampe, responsable du département où est exposé la bouteille, est : « on ne sait pas ce qui va se produire si l’air rentre en contact avec le vin ».

Nous ne sommes donc pas prêts de le déguster. Tant pis pour ce cru antique, mais de toute façon, il doit être bouchonné.

Source: intothewine.fr

…ou l’inverse. Lorsqu’il est question de plaisir, les sens s’entrecroisent et se confondent. C’est ce que vient prouver une fois de plus une récente étude écossaise analysant le rapport entre vin et musique. En effet, les chercheurs ont démontré que lorsqu’on déguste un vin tout en écoutant une musique de fond, on a tendance à appliquer au vin les caractéristiques de la musique.

Plus clairement, on dira d’un même vin qu’il est léger et fruité si on écoute une petite mélodie entraînante ou qu’il est puissant si on passe, au moment de le boire, un gros son.

Cependant, cela joue juste sur les caractéristiques purement descriptives et non qualitatives. En gros, vous ne transformerez pas votre Beaujolais nouveau de supermarché limite aqueux en grand cru de Bordeaux bien charpenté simplement en faisant cracher à votre boom-box la Chevauchée des Walkyries ou du Heavy Metal.

Ici !

Pour faire le test vous même, nous vous offrons la musique, c’est le Beaujolais nouveau après demain, vous n’avez plus qu’à trouver le vin!

C’est tout simplement une carte des appellations viticoles en France sous forme de plan de métro, ou comment urbaniser le vin français…

On doit ce joli travail de mise en forme des appellations viticoles françaises à l’historien et théoricien de l’architecture, David Gissen. Cette carte est commercialisée par l’éditeur  De Long Wine et indique les appellations françaises, ainsi que certaines grandes villes et types de raisin.

Une bonne idée pour nos amateurs de vin en devenir.

(Cliquez pour agrandir)

A cause des flavonoïdes. Une autre question ?

Le vin rouge provient de raisins noirs, c’est logique, mais cela ne fait pas tout, puisqu’on peut en fait aussi faire du vin blanc avec des raisins noirs – mais la réciproque n’est pas vraie.

En effet, après la récolte, on laisse la peau des raisins noirs macérer dans le jus du raisin (jaune pour tous les raisins), et de nombreuses molécules, contenues aussi bien dans sa peau (les anthocyanes, un pigment de la classe des flavonoïdes) que dans les pépins (les fameux tanins qui jouent aussi fortement sur le goût et la capacité de vieillissement du vin), colorent le jus du sang au violet en passant par le bordeaux.

Et le tour est joué.

Ou mettez là dans un endroit sûr. En tous cas ne faites pas confiance à des inventions douteuses :

Cette belle invention américaine est supposée protéger vos bouteilles contre les chocs et les chutes. Si malgré le test vidéo, vous souhaitez l’acquérir, risquez vous sur le site www.wineskin.net.

République du Vin décline toute responsabilité en cas de casse de vos bouteilles et rappelle à toutes fins utiles que le meilleur endroit où stocker votre vin reste toujours votre gosier.

Accent franchouillard : « Hello ! My name is Casimir, I am from France, and I love wine and love-making » .

Eh oui, l’un des péchés mignons des français à l’étranger est de se présenter comme les élus de Bacchus. Et pourtant, le vin n’arrive que tardivement en France. En effet, la première trace connue de vinification remonte à 7000 ans en Iran. Puis le nectar est arrivé en Arménie, en Turquie ou encore en Egypte. En France, il faut attendre 600 avant Jésus-Christ pour que les Phocéens plantent les premières vignes autour de Marseille dont le pastis n’a pas toujours été la boisson. Ce sont cependant les Romains qui étendront la culture de la vigne à travers la France à partir du premier siècle et jusqu’en Grande-Bretagne !

Ceci dit, heureusement que la France était là, parce que la vigne s’est faite bien rare dans les régions où elle a d’abord été plantée…